Le pont de Mirabeau
Pour traverser la Durance il faut, en aval aller jusqu’à Pertuis et en amont remonter jusqu’à Manosque.
Le rétrécissement de la Durance sur cette commune ou la rivière se fraye un chemin entre deux falaises de calcaire abruptes, le défilé de Canteperdrix (site d’escalade sur la rive droite), a donné lieu à trois ponts successifs au sud du département, sur la route nationale 96. L’ancienne route romaine qui reliait Aix à Riez passait en ce lieu et l’on utilisait des bacs à traille des la première moitié du XIIIème siècle.
Le « Pont de Mirabeau », homonyme de celui de Paris chanté par Guillaume Apollinaire, a eu une existence des plus mouvementées. Celui édifié au XVe siècle fut en partie détruit quatre fois en 1440, 1635, 1843 et 1881 par une Durance déchaînée, au débit multiplié par cent. Il fut chaque fois reconstruit car son péage était lucratif.
Après deux projets de pont non retenus en 1816 et 1817, Marc Seguin évoque l’idée d’un pont suspendu en 1825. C’est Jean-François Théophile Sauzet qui s’exécute en 1831. Le pont est de type « fil de fer » sur 150 m de long pour 5,50 m de large. Les suspensions sont arrimées à deux immenses portiques néo-roman encore debout aujourd’hui (inscrit Monument historique le 6 juillet 1988). Achevé en 1835 : il est emporté par la crue millénale le 2 novembre 1843 et reconstruit en 1845.
Ce pont détruit pendant la Première Guerre mondiale est remplacé par un pont d’une travée unique de 175 m de long surplombant la Durance à 14 m de hauteur et doté de deux pylônes en béton armé de 22 m de haut, l’ouvrage est achevé en juillet 1935, une sculpture et un bas relief sont exécutés par Antoine Sartorio et symbolisent les quatre départements limitrophes. On disait que le pont de Mirabeau (deuxième du nom) avait un pied dans chacun des quatre départements limitrophes (Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse) et chacun des piliers illustrait son département par une frise.
Il fut reconstruit en 1947. Durant la Libération, les Alliés, voulant retarder la retraite des chars allemands, le firent bombarder sans succès par leur aviation pendant trois jours. Finalement ce furent les résistants qui le firent sauter le 17 août 1944.
L’actuel pont moderne date de 1988 et les frises de Sartorio se trouvent désormais réunies au centre du giratoire, situé sur le côté gauche de la Durance.
Le château
Construit à la fin du 16ème siècle pour la famille Riqueti sur la base d´un château fort du 12ème il fut restauré et remanié au 19ème., Il fut la propriété successive d´Antoine Pelotier, de Lucas de Montigny, de la Comtesse de Mariel, et plus récemment de l´académicien Maurice Barres.
Le château de Mirabeau ne se visite pas.

L’église St Pierre
Eglise paroissiale du 12ème siècle, remaniée aux 17ème et 19ème siècle.
Chapelle de la Madeleine, fin du 12ème
La chapelle de Cante Perdrix dite Sancte Marie de Roca Ruffa, à l’époque et possession de l’Abbaye de Villeneuve-lès-Avignon), un des plus anciens prieurés de Provence dédié à la Madeleine, était le lieu de culte d’une confrérie de bateliers-pontonniers de la Durance. Sa façade conserve une inscription latino-provençale au sujet d’une éclipse du XIIIe siècle : « L’an du Seigneur 1239, le 3 des nonnes de juin, le soleil s’est obscurci. Réfléchis, prend garde, si tu commences comment tu finiras. Qui bien fera, bien [finira] ».
A suivre...
La fontaine
Défilé de Canteperdrix
Trace d’occupation romaine.
Château du 17ème, reconstruit après la Révolution et restauré au 19ème, parc.
Belles maisons des 16ème/17ème, beaux porches.
Ancienne auberge du Grand Logis des 16ème/18ème.
Nombreuses fermes anciennes aux alentours.
Vestiges de la chapelle du 17ème du Saint-Sépulcre.
Chapelle Notre-Dame-de-la-Bonne-Mère du 17ème dans la forêt Saint-Jean
Chapelle Saint-Eucher d’époque médiévale.
Oratoires Saint-Denis et Saint-Pons du 19ème.
Chapelle Notre-Dame de la Garrigue (XIXème)
Grotte du St Sépulcre
Mirabeau