La Magnanerie

Petite histoire

Des mûriers fûrent plantés à Mirabeau pour la culture de la soie. Mais ce qui est remarquable c’est que, à côté des magnaneries réclamant des locaux, de l’espace et du personnel, cette pratique agricole toucha les milieux familiaux les plus pauvres. La pauvreté de certaines régions dont le Sud Luberon a poussé les habitants à chercher des revenus complémentaires. L’élevage du ver à soie ne demande qu’un minimum de terroir et de travail (40 jours par an et au printemps) et la valeur du produit est relativement élevée. De plus, toute la famille peut y participer, les hommes peuvent cueillir les feuilles, les femmes et les enfants nourrissent les vers (3 fois par jour, uniquement du mûrier). Les aînées Mirabelains se rappellent que les femmes tenaient les œufs dans leur corsage, à température constante pour en permettre l’éclosion. On comprend mieux l’attachement à cette ressource ! Bien mieux, les fermes recèlent toujours des coins de grenier, des pièces de rangement, des espaces oubliés pouvant abriter un élevage.

Aujourd’hui

La magnanerie fait aujourd’hui partie du patrimoine mirabelain. Après délibération en conseil municipal en novembre 2024, une convention a été signée entre la commune de Mirabeau et l’Établissement Public Foncier PACA pour 5 ans (renouvelable 5 ans)

Son avenir est actuellement à l’étude avec le Cabinet d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de Vaucluse et avec le Parc Naturel Régional du Luberon. Plusieurs usages sont envisagés dans le cadre de la convention  : salle des mariages, parc public ombragé, espace muséal …